Les Gonviers : [présentation] [origine] [mode d'emploi] [histoire d'une collection] [ma collection] [sur le net]
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A propos de gonviers, coffins ou autres appellations...
Trouvé ou reçu sur le net :
Bonjour ! Je viens de
découvrir votre site suite à un article dans SVM.
Il est
tout simplement génial ! Quelle belle occasion d'évasion dans la douce
folie des collections...
Votre collection de
gonviers est très belle aussi.
J'utilise encore un de ces
accessoires (dans le Pays de Vaud on dit un "cova"), car j'ai échangé
la débroussailleuse à moteur contre une belle faux... et c'est bien
plus agréable !
Cordialement,
PB,
Rédacteur en chef adjoint, "Tout Compte Fait",
1006 Lausanne
Envoi d'un coffin déniché dans une brocante !
Lors de mes pérégrinations dominicales, à la recherche de biberons, j'ai mis la main sur un "gonvier" ("coffin" pour ici - département du Rhône - Beaujolais, les villages de pierres dorées - Charnay pour être précis). J'ai toujours à l'esprit quelques collections à enrichir et la vôtre en fait partie. L'objet ne me semble pas extraordinairement original (il me semble en avoir vu dans votre collection) et son état n'est pas merveilleux, mais, me suis-je dit, il sera aussi bien chez vous que dans les mains d'un "horrible brocanteur"...
Et, par la poste,
l'objet est arrivé
Gonvier ancien, ayant servi à un faucheur droitier...
Il est beau ! Merci Ludo.
Je viens de découvrir
votre site sur les coffins ... et je suis content que quelqu'un ait
entrepris une telle collection qui m'a traversé l'esprit moi aussi un
jour ! J'ai reporté ma passion sur la collection de ce mot sous toutes
ses formes ... en particulier "humaine" dans le monde entier.
Ci joint un extrait de mon étude faite sur ce mot (envoyée à l'époque à
toutes les familles de ce nom) et qui confortera peut être votre
collection.
Si vous avez l'occasion d'allerà Insbruck... vous y
verrez la plus belle collection de coffins des XVII et XVIII ième
siècles, de la région de Val Gardena, en Italie, mais à l'époque en
Autriche. (n.d.l.r. voir ci-dessous les images)
Amicalement Frédéric frederic.couffin
at tele2.fr
Bonjour je m'appelle Jean Luc Coudière, je viens de
découvrir par hasard votre site ; je collectionne aussi les gonviers.
Je viens de voir qu' un de vos correspondants cherchait le nom creusois
du gonvier : il s'agit de "la coudière". Vous comprenez mieux pourquoi
je les collectionne, d'autant plus que je suis agriculteur en Creuse et
que je l'utilise toujours !
Ma collection débute : je n'ai
qu'une quinzaine de gonviers bien ordinaires en tôle, en étain, en corne, en bois
dont un très beau en forme de sabot avec sculpté un couple de
"marchois", la marche étant une région de la Creuse. Je les ai trouvés
dans les greniers et surtout dans les brocantes. Mais les prix
deviennent inabordables. Je vous enverrai quelques photos un jour de
"pluie". Cordialement. fjl.coudiere
at wanadoo.fr
Les coffins : Boucard, dans son livre "Les outils taillants", les appelle "couis" ou "buo" et dit que, selon le terroir, on pouvait mettre "du cidre pour humidifier la pierre, ou encore du cidre salé, du vinaigre, salé ou non, un mélange d'urine et de sable, de la terre sableuse vinaigrée, de l'argile mouillée, de l'eau et du grès pilé ou toute une pharmacopée d'herboriste, du millepertuis avec une peau de vipère, de l'arrête-boeuf (ononis) ou de l'herbe à faux (stellaria media) avec du vinaigre"...
Je trouve cette description très imagée ! ... et savoureuse ! Il aurait pu dire aussi que la solution de l'urine était souvent employée car lorsqu'on fauchait toute une matinée depuis 5 heures en été, l'eau n'était pas toujours à portée de main... Nous voici du couillard à l'urine ; la boucle est bouclée...Grâce à Jean, la collection s'enrichit d'un nouveau gonvier - coffin (originaire du Limousin ?) à la pointe si particulière. Merci !
"Lors d'un voyage en Autriche, j'ai été émerveillée par les coffins du "Tiroler volkskunst museum" (musée des Arts et Traditions Populaires du Tyrol, à Innsbruck."
| "Je
ne pense pas qu'il
s'agisse d'un modèle "rare". D'ailleurs, si tu as remarqué, je l'ai
passé à la cire à dorer (couleur cuivre) pour m'en servir d'objet de
déco. On s'en est longtemps servi dans la cuisine pour y ranger.... la
pierre à aiguiser, mais ce n'était pas l'idéal : il se tachait de
traces d'eau. Alors il a fini accroché avec un bouquet de fleurs sèches
et fut oublié. Je l'ai ressorti de son anonymat il y a peu de temps." le petit musée du chat | ![]() |
![]() | cofin en corne avec gravure de nom "jean bonnecases 1899 " |
(1) le sabouret est un sable blanc très fin du Boulonnais dont le faucheur se servait pour aiguiser sa faux.
(2) le pinceau : morceau de bois de lilas au bout duquel était sertie une grosse touffe de poils longs et moyens de porc et de sanglier. Quelquefois aussi y était joint du crin de cheval ou d'âne.
Le "pinceau" était imprégné de suin ou de suif et plongé dans le sabouret. Cet amalgame préfigurait la pâte d'émeri. Ainsi paré, le pinceau était promené à plusieurs reprises sur(3) l'étrique (la partie la plus effilée de la faux, soit le tranchant). Cet affûtage se réalisait après avoir battu au marteau le fer avant fauchage.
Quant au mot "coffin" ou "cofin", c'est un petit panier ou un petit coffre (souvent un panier à fruits en 1220). C'est aussi un cercueil (anglais) ! Amitiés et au plaisir de vous lire JYL.
Merci de vos contributions !
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