
par La Rédaction du DL | le 09/09/08 à 07h59
Arrivé en décembre 2007, Guy-Pierre Martin, le nouveau
directeur de l'hôpital, a hérité de l'affaire. «Elle a constitué un véritable
traumatisme pour l'ensemble du personnel. L'hôpital n'est pas un lieu de
violence. La gestion de la violence est toujours problématique et elle a un
impact» affirmait-il hier.
Cet événement
a-t-il modifié les comportements ? La réponse est en demi-teinte. «On a essayé
d'évaluer si on avait fait une faute. Au-delà de la décision de justice, est-ce
que le personnel avait respecté les bonnes pratiques ? Y a-t-il eu un retard ?
Le personnel avait fait ce qu'il était prévu de faire. Il avait eu une réaction
normale et il s'est interrogé pour savoir ce qui pouvait être amélioré. Une
réflexion a été engagée avec le CHS de Bassens pour tendre vers une
"couverture" 24 h/24 en matière psychiatrique et sur les procédures
pour apporter des améliorations. On a fait de la formation du personnel pour
les préparer à prendre en charge et à réagir devant les malades
psychiatriques». Et les sonnettes sont progressivement mises au niveau
technologique actuel au fur et à mesure de la modernisation de l'établissement.
Cela dit, les protocoles d'accueil des
patients découlent de «bonnes pratiques» et dépendent de chaque service. Là,
pas de révolution. En terme de sécurité, l'hôpital est presque plus dépourvu
qu'un hypermarché et miséreux par rapport à un aéroport... «Il n'existe aucun
moyen coercitif à disposition. Un malade qui entre à l'hôpital est libre. On ne
peut pas fouiller ses effets. On ne peut pas mettre un frein à sa liberté. On
ne peut pas l'enfermer... Nous avons un service de sécurité qui est plus tourné
vers la sécurité-incendie que vers la protection contre les personnes. Nous
avons des vigiles mais il s'agit, pour eux, de faire face à une bagarre dans le
hall, sur le parking, à une personne agressive dans un service... Cette affaire
s'est produite dans une chambre entre deux patients».
F.C.
Paru dans l'édition 73A du 09/09/2008 (61424)